Les plus sceptiques n’y croyaient plus, certains prétendent l’avoir toujours su ; une chose est sûre, le vent est revenu ! Cela laisse place aux plus folles suppositions : les anxieux refont tout les calculs, il se peut que nous courrions le cross-amiral de mercredi en huit. Dans nos bannettes, nous ressentons toute la navigation : l’état de la mer, la force du vent dans les voiles qui relance le bateau après chaque vague, si le barreur est venu trop face au vent, les filets d’eau le long de la coque. Pour ceux qui dorment le long du puit de dérive, c’est encore plus vrai. Et la dérive du flotteur sous le vent frappe régulièrement la paroi, à intervalles aléatoires : les nuits ne sont pas toujours très reposantes. C’est un plaisir pour tous de retrouver un peu de mer et de vitesse. Cela rappelle à certains de mauvais démons mais nous restons bien amarinés. A la traîne ? Toujours rien.